Le Pantalon portefeuille

Un pantalon portefeuille?

Un pantalon portefeuille est un pantalon de coupe très large et qui a la particularité de se porter grâce au nouage d’une ceinture arrière et une ceinture avant.

Mais pourquoi?

Depuis mes deux grossesses, j’ai un soucis que connaissent beaucoup de femmes qui me pose un réel problème et surtout des souffrances lorsqu’il fait très chaud comme actuellement. J’ai les cuisses qui se touchent et surtout qui frottent, ce qui cause des brulures. Pas glamour glamour tout ça. Et surtout, pas de jupes, et pas de robes pour moi. Je porte donc des pantalons de type Aladin qui ont l’avantage d’être légers, amples, très confortables. J’en ai trois, il me faut donc tourner, et j’ai l’impression d’être habillée de la même façon tout le temps.

J’ai beaucoup cherché de modèles de jupe culotte, mais sans trouver de quoi me satisfaire. Et ce matin, je tombe Ici.

Le modèle :

Coudre ce pantalon portefeuille est d’une simplicité enfantine! Lors d’un déstockage de wax chez Toto, j’en avais pris 3 coupons. Étant donné que je ne savais pas ce que ça allait donner, j’ai utilisé celui qui m’inspirait le moins. J’ai exactement suivi les instructions de la demoiselle, et franchement en une matinée je l’ai cousu, tranquillement sans prise de tête. (mes têtes blondes sont chez papi et mamie avec leur papa depuis hier soir…).

Le devant :

L’arrière :

Vous ne voyez pas le nœud arrière? Il est caché par le pan qui s’attache devant, je trouve ça très ingénieux, pas vous?

Le coté :

Comme je n’avais que des petits coupons, j’ai rajouté du tissu contrastant pour me couvrir les gambettes. Ben oui, car le pantalon portefeuille est aussi sexy mesdames! Parce qu’avec mon popotin callipyge, c’est qu’il m’en faut du tissu à l’arrière! Hé hé!

Et… Pou pou pidou Pouuuu

Pour conclure :

Ce midi, juste lorsque j’ai terminé de coudre ce pantalon portefeuille, j’entends sonner à la porte. J’ouvre, et mes voisins Georges et Georgette me disent : « allez Servanne, dans 5 minutes on s’en va au restaurant et vous venez avec nous ». Heu, ok. Alors j’ai mis ma nouvelle couture. Georgette qui est couturière aussi, me dit : « Ouah, mais comme vous êtes belle! Belle couture! ». Ben ça m’a fait super plaisir!

De plus, c’est simple et efficace. Mes cuisses ne frottent pas et c’est agréable à porter. Un bémol quand même, quand tu vas aux toilettes c’est un peu spécial quand même.

Et vous alors? Ça vous tente un pantalon portefeuille?

 

La parentalité positive

Il y a quelques mois, j’ai eu l’énorme chance de profiter d’une formation complète sur la parentalité positive donnée par une consultante en parentalité. Elle s’est étalée sur 3 mois à raison d’un soir par semaine hormis les vacances scolaires.

La parentalité positive ou comment être un parent bienveillant?

La parentalité positive nous apprend à respecter l’enfant tel qu’il est, et aussi, je le crois bien, à guérir l’enfant qui est en nous. En fait, j’ai eu l’impression tout au long de cette formation qu’il faudrait que chaque parent, avant de l’être aurait un travail à faire sur lui. Parce que nous avons les enfants que nous devons avoir, c’est à dire qu’ils appuient là où ça fait mal.

Nous avons eu plusieurs modules et à chaque fois assez longs qui débutaient toujours par une écoute active. Nous étions 4 mamans, et chacune exposait ce qu’il s’était passé dans sa famille par rapport au thème de la séance précédente. il était assez surprenant que ce qu’il se passe chez toi se passe aussi chez les autres… Lors de la première séance, nous avons commencé par faire un jeu de coopération pour faire connaissance, puis à apprendre l’écoute active, ce qui n’est pas simple et pour faire

Les thèmes abordés

  • Le jeu
  • Les besoins physiologiques et psychologiques des enfants
  • La colère et les pleurs, les accompagner
  • Les émotions : les comprendre et les accompagner
  • La pose des limites
  • La non-violence

Ce qui a changé à la maison et par rapport à moi

J’avoue que j’ai l’impression de plus respecter mes enfants, mon conjoint, et surtout moi-même. Entre le burn-out et mes émotions sans cesse chamboulées, les enfants plutôt énergiques, et très différents l’un de l’autre, mon conjoint qui est le pilier de notre jolie famille, rien n’était gagné!

Il m’a fallu surmonter une grande pudeur émotionnelle lors des séances, et je m’autorise à les avoir en présence de mes enfants. J’avoue que le module sur les besoins physiologiques m’ont appris une tonne de chose. Par rapport à mon tout petit normalement. Il a fait « ses nuits » il y a seulement 2 mois (et il va avoir deux ans) par exemple. Ben c’est normal… Il n’y a finalement que dans notre société occidentale que les enfants doivent dormir tout de suite…

Nous avons beaucoup plus de sérénité à la maison, de la confiance dans les capacités des uns et des autres. J’essaie d’écouter mes enfants, et cela s’applique aussi à mon conjoint et notre couple.

Je joue beaucoup plus avec mon grand! J’essaie de lui apprendre que gagner n’est pas important, que le but c’est de rire ensemble. J’ai cru perdre mon fils à la naissance de mon deuxième enfant, j’avais l’impression qu’il me détestait, qu’il pensait être rejeté.

Cécilia (notre formatrice) nous a donné tout un tas de références, de pistes, nous avons créé notre journal émotionnel. il m’aide beaucoup! Et je relis souvent ce que j’y écris pour améliorer mes réactions. Parce que oui, nous sommes des humains nous aussi/

Mais parfois

Alors oui, la parentalité positive, qu’est-ce que c’est génial! Franchement! Néanmoins, qu’est-ce que c’est difficile! Suivant le vécu dans l’enfance, je pense qu’il y a plus ou moins de travail à faire.

Il m’arrive oui, de crier, pousser un hurlement (jamais d’atteinte physique, c’est une règle chez moi), me mettre en colère*. Nous sommes nous aussi débordés parfois par les émotions surtout quand elles ont été refoulées étant enfant parce que nous n’avions pas le droit de les exprimer. Ce chemin est déroutant. Mais les enfants sont tellement surprenants!

*En parlant de colère, en ce moment mon grand est très en colère, et il recommençait à me taper. Du coup, nous avons chacun une bouteille d’eau vide et nous nous défoulons sur le canapé. Ensuite nous allons mieux.

Et vous, qu’en pensez-vous?

Les tricots de l’hiver

Ça y est, il semblerait que le printemps s’installe petit à petit, on range les manteaux, les écharpes, les bonnets, les gants.

Dommage, j’aime bien l’hiver et être emmitouflée dans la laine, la polaire et autres matières chaudes. Regarder le feu qui crépite avec une tasse de thé bien chaud dans les mains. Observer mon tout petit (Ok, 19 mois maintenant) regarder la neige tomber, y faire ses premiers pas dedans, et pleurer parce que ça lui fait peur. Jouer avec le grand à courir dans cette même neige et rire aux éclats lorsque la boule qu’il a confectionné m’atteint enfin.

Le printemps, c’est beau, signe de renaissance. On commence à revoir les gens qui se sont terrés dans leurs antres durant des mois. On peut redescendre dans le jardin. Les cerisiers fleurissent dans toute leur splendeur, les magnolias aussi. Enfin, c’est cool tout ça sauf que tu sais jamais comment t’habiller, et ça, ça me gonfle.

Bref, je ne suis pas là pour parler que de lui, mais pour vous montrer tous les tricots et crochets que j’ai réalisé cet hiver et pour lesquels je n’ai pas fait d’article par fainéantise, je l’avoue!

A bientôt, enfin, j’espère me motiver à prendre des photos de mes réalisations quoi…

Bisettes!

 

 

Jupe Azara

Azara, me voilà!

La jupe Azara, voilà un modèle que j’ai depuis sa sortie dans mon bac à patrons. régulièrement je le sortais, et feuilletais le livret d’explications en attendant de trouver le tissu adéquat.

Jupe Azara coté

J’ai enfin trouvé un tissu qui me plaisait, un jean léger, légèrement stretch avec des tous petits motifs, de coquillages, d’encres de marine… bref, LE tissu que je recherchait depuis longtemps.

Le patron Azara

J’ai opté pour la version A qui comprenait des boutons. Et surtout, 6 pièces à découper, je l’avoue. Quand tu as deux enfants, dont le deuxième est une tornade qui ne fait toujours pas ses nuits et qui n’a besoin pour récupérer en journée QUE de 1h45 voire 2h, t’es un peu crevée quoi… J’ai donc profité d’une matinée pour décalquer le patron, faire le ménage, vider le lave vaisselle, repasser mon tissu, lancer une machine… Bref. Ensuite, j’ai tout découpé, taille 42 parce que c’est ma taille habituelle et que je ne me pose plus de questions.

Tout a été parfait, franchement. J’ai tout assemblé et cousu en même temps à la surjeteuse. Aucune difficulté, vraiment.

Mais surtout, j’ai fait un test, que je voulais essayer depuis que j’avais vu l’émission de Cousu main qui parlait des bandes de pression qu’ils avaient cousu sur une robe.

Ni une ni deux, j’ai cousu ma bande de pressions! Et c’est TROP LA CLASSE! Bon, pas évident au début pour garder l’ensemble droit. Mais ça le fait.

J’ai rajouté des boutons décoratifs style argenté, et on n’y voit que du feu. J’en suis super satisfaite.

Le p’tit couac made in P’tite Mama?

Alleeeeeeeeeez, pas de couture sans couac !! Bon, j’avoue que celle là ne m’était encore jamais arrivé!

Alors? Est-ce que vous le voyez?

J’ai terminé l’ourlet de la robe avec le petit sur les genoux qui n’arrêtait pas de crier « Gako? Gako? », et qui mettait les doigts sous l’aiguille. Ma cousine n’allait pas tarder à arriver pour que Chotzele et moi puissions aller au restaurant avec ses collègues. Totale panique quoi! Alors? Vous ne voyez toujours pas?

Ben elle est de traviole ma jupe!!! Ah ah ah!! J’ai loupé l’ourlet!!! Ah celle-ci je ne l’avais jamais encore faite! Pour le moment, JAMAIS un perfect en couture, mais ça viendra…

Et aussi : je suis allée au resto avec une jupe de travers… ben voui m’dame, j’assume!

Bilan :

  • La jupe Azara est adaptée à ma morphologie
  • Les découpes sont comme d’habitude parfaites et mettent bien en valeur ce qu’il faut
  • La patte de boutons pression sera réutilisée, ça c’est certain
  • J’ai enlevé 4 bons cm de largeur
  • Bref, je l’adore déjà
  • Ah oui, j’oubliais le plus important : Ne jamais, au grand JAMAIS coudre avec un enfant affamé sur les genoux!

TAG :  La Couture & Moi / Les questions :

 

Pour terminer cet article, j’ai été taguée par lily sews et par Séléné, je réponds donc aux 10 questions posées par cousu by Nath sur le thème « la couture et moi »

As-tu été confronté(e) à des préjugés sur la couture ?

J’avoue que non. Mis à part des trucs du genre : ah c’est bien, je peux te filer mes ourlets à faire? Mes rideaux? Des boutons à recoudre? Non. Le seul préjugé que j’avais eu était celui de mon ex qui m’a dit : « Pff, de la couture? toi? tu n’y arriveras jamais! ». J’avais donc laissé tomber l’idée, et puis mon conjoint actuel m’a dit : ah ouais bonne idée. Et voilà.

Depuis quand couds-tu ?

Je couds depuis septembre 2011. Je n’avais jamais pris de cours de couture. et je me suis lancée comme ça avec la vieille machine Pfaff de ma belle maman qui cousait à l’envers… Donc il fallait que je reste avec le doigt sur le bouton pour faire le point arrière pour qu’elle aille dans le bon sens. Pas évident. Ensuite je me suis acheté une Singer avec 6 points de base. Et j’étais lancée.

Quel a été ton tout premier projet ?

Une gigoteuse pour la naissance de la nièce de mon conjoint. Avec fermeture éclair, doublure et tout ce qui bouge quoi! Quand j’y repense, j’aurais pu choisir plus simple quand même.

Qu’est-ce que tu aimes le plus coudre ?

Heu, vaste question. Je crois que ce sont les jupes que je porte très régulièrement. j’ai enfin trouvé ce qui va à ma morphologie, et depuis j’aime m’en coudre.

Au contraire, crains-tu de coudre certaines choses ?

OH oui!! les fermetures éclair sont mes bêtes noires! Il n’y en a JAMAIS une qui est parfaite! Je redoute aussi les smocks, je m’y suis essayée une fois, ça a été la catastrophe!

Quel est ton pire souvenir depuis que tu as débuté la couture ?

Je réfléchis, je réfléchis. déjà, je crois bien que ce sont toutes les robes que je me suis cousues tirées des livres japonais et qui ne m’allaient pas du tout! C’était horrible. Et en plus, je les mettais pour aller travailler. Il y a eu aussi, ce joli haut que je voulais me faire avec un tissu fluide : de la viscose avec un magnifique imprimé oiseau. Oh là là, le carnage. Il n’a jamais vu le jour. Parce que je ne savais pas qu’il fallait amidonner ce genre de tissu… Comment dire, à la fin, il ne restait que quelques lambeaux de mon superbe tissu, et je n’ai pas mon haut…

T’arrive t-il de faire des erreurs toutes bêtes ? Lesquelles ?

Ah je rigole!! A chaque couture, il m’arrive une chose toute bête que j’ai à présent décidé d’en faire un paragraphe à chaque fois… Genre la pièce à l’envers, la fermeture à l’envers, l’ourlet de travers, bref que des erreurs d’inattention à chaque fois!

Quelle est ta plus grande fierté lorsque tu crées quelque-chose ?

Alors déjà ma plus grande fierté est d’avoir cousu un Meï Taï pour porter mon petit, et qu’à 18 mois je le porte toujours dedans. ensuite, c’est la chemise réalisée pour le dernier concours T&N où j’ai vraiment cogité. Mais ma grande fierté en général est de porter des vêtements cousus et que personne ne le remarque ou qu’on me demande, tu l’as trouvé où? C’est que je me suis bien débrouillé et que j’ai bien fini le travail.

Quels sont tes prochains projets couture ?

Un manteau, ça je rêverais de m’en coudre un, ainsi qu’un pantalon. Sinon, dans des choses un peu plus réalistes, mon prochain projet est une robe Sureau.

Y a t-il du matériel de couture qui te fait rêver ?

Oui, j’aimerais une nouvelle machine à coudre Gritzner tripmatic. J’ai eu l’occasion de la tester, et vraiment, j’ai adoré. Ma Singer est vraiment vraiment de base, je ne peux régler la vitesse de couture, j’aimerais aussi un double entrainement… Bref.

En attendant, je tague quelques blogueuses dont j’aime l’univers. J’espère qu’elles joueront le jeu et inviteront leurs ami(e)s à faire de même : Bobines et petites sapes /Le B.A.BA de Béa / Les créations du Papillon

Allez, à bientôt

Servanne