Mobile Féerique

Au départ, je faisais des recherches afin de créer une suspension pour la lumière de notre chambre. j’en avais assez de voir a jolie boule en papier et son envolée de papillons. J’avais envie de quelque chose qui bouge avec le vent. Je suis tombée sur les himmelis. Quelle beauté. Quelle délicatesse.

J’ai fait un petit test avec des pailles en plastique, et j’ai trouvé cela assez simple. J’ai donc commencé à créer quelque chose de plus grand. Puis les idées sont venues au fur et à mesure.

J’ai entouré chaque paille de cordelette en fil de coton de couleur changeante à la façon bracelet brésilien, ce qui donne du volume à la suspension. Les triangles créés sont reliés entre eux par des fils de cuivre représentant d’un coté le yin et le yang, en face un arbre de vie puis des deux autres cotés des « herbes folles ».

Les pailles de la base quant à elles sont recouvertes de fil en matière naturelle, enroulés serrés. A leur intersection se trouve une pierre plate que mon fils m’avait ramassé quand il était petit et que j’aime beaucoup, voir passionnément. Je l’ai sertie dans du fil de cuivre, et suspendue à du fil naturel que j’ai décoré avec des perles récupérées sur un collier.

Aux extrémités des pailles de base se trouvent des feuilles en laine feutrée et des perles en bois. Au milieu, sur un fil léger, des perles suspendues, plates afin que le moindre mouvement d’air les faces danser.

Puis au centre de la construction, de cet himmeli se trouve une plume de paon trouvée au parc.

Je trouve que tout y est harmonieux. J’aime beaucoup la regarder bouger, danser. Ce n’est finalement pas un luminaire mais je ne le regrette absolument pas. J’y ai mis tout ce que j’avais de beau en moi à ce moment là.

Je vous mets une petite vidéo, je n’ai pas réussi à avoir une plus jolie luminosité ni à la centrer, soyez indulgents s’il vous plaît, c’est une première.

A très bientôt. Servanne

Se laisser aller

Depuis le mois de Juillet, plus une trace de moi, ni chez les copines de couture, ni ailleurs. Non pas que je sois une grande utilisatrice chez Instagram et tout le reste.

Ces grandes vacances ont été pour moi un moment de récupération. Un moment de réapprentissage d’une vie simple étant donné tout ce que j’ai traversé l’année passée. Ça a été aussi l’occasion de la reconnaissance, enfin, de ma maladie professionnelle et l’autorisation de faire un Bilan Individuel de Compétences qui a débuté en tout début Septembre.

Malgré un incident de parcours fin juillet, le virage est amorcé, un début de lumière apparaît. Cela fait du bien.

J’ai beaucoup réfléchi en ce qui concerne ce blog, cet espace que je me réserve. Je ne sais pas trop quoi en faire, je suis toujours en réflexion. J’aime beaucoup parcourir les autres univers qui me paraissent beaucoup plus riches que le mien. Mais n’est-ce pas là l’enjeu de la diversité? C’est à la base un blog de couture, mais cette année je ne suis pas assez forte pour me concentrer autant. Cela ne veut pas dire que je ne fais rien, mais c’est beaucoup plus simple. J’avais pleins d’idées en tête! Un manteau, une robe en jersey, un pantalon. De gros défis que finalement, je n’arriverais pas à me lancer.

Je me fais passer avant tout, ainsi que ma famille et essaie de ne plus me mettre la pression. Je me suis inscrite à la danse contemporaine, un truc que je voulais toujours essayer. Je prends soin de moi. Simplement.

Parlerons-nous quand même couture?

Mais oui les loulous!

Cet été, j’étais invitée à un mariage. Et voici la robe que je me suis cousue :

Une robe colorée :

Une robe dansante :

Une robe sexy :

Là, je me marre

Une robe que je n’ai pas pu porter pour un mariage :

Nous étions en vacances loiiiin

Mais je l’ai quand même portée cet été car je la trouve trop belle…

A bientôt les loulous!

Servanne

Le Pantalon portefeuille

Un pantalon portefeuille?

Un pantalon portefeuille est un pantalon de coupe très large et qui a la particularité de se porter grâce au nouage d’une ceinture arrière et une ceinture avant.

Mais pourquoi?

Depuis mes deux grossesses, j’ai un soucis que connaissent beaucoup de femmes qui me pose un réel problème et surtout des souffrances lorsqu’il fait très chaud comme actuellement. J’ai les cuisses qui se touchent et surtout qui frottent, ce qui cause des brulures. Pas glamour glamour tout ça. Et surtout, pas de jupes, et pas de robes pour moi. Je porte donc des pantalons de type Aladin qui ont l’avantage d’être légers, amples, très confortables. J’en ai trois, il me faut donc tourner, et j’ai l’impression d’être habillée de la même façon tout le temps.

J’ai beaucoup cherché de modèles de jupe culotte, mais sans trouver de quoi me satisfaire. Et ce matin, je tombe Ici.

Le modèle :

Coudre ce pantalon portefeuille est d’une simplicité enfantine! Lors d’un déstockage de wax chez Toto, j’en avais pris 3 coupons. Étant donné que je ne savais pas ce que ça allait donner, j’ai utilisé celui qui m’inspirait le moins. J’ai exactement suivi les instructions de la demoiselle, et franchement en une matinée je l’ai cousu, tranquillement sans prise de tête. (mes têtes blondes sont chez papi et mamie avec leur papa depuis hier soir…).

Le devant :

L’arrière :

Vous ne voyez pas le nœud arrière? Il est caché par le pan qui s’attache devant, je trouve ça très ingénieux, pas vous?

Le coté :

Comme je n’avais que des petits coupons, j’ai rajouté du tissu contrastant pour me couvrir les gambettes. Ben oui, car le pantalon portefeuille est aussi sexy mesdames! Parce qu’avec mon popotin callipyge, c’est qu’il m’en faut du tissu à l’arrière! Hé hé!

Et… Pou pou pidou Pouuuu

Pour conclure :

Ce midi, juste lorsque j’ai terminé de coudre ce pantalon portefeuille, j’entends sonner à la porte. J’ouvre, et mes voisins Georges et Georgette me disent : « allez Servanne, dans 5 minutes on s’en va au restaurant et vous venez avec nous ». Heu, ok. Alors j’ai mis ma nouvelle couture. Georgette qui est couturière aussi, me dit : « Ouah, mais comme vous êtes belle! Belle couture! ». Ben ça m’a fait super plaisir!

De plus, c’est simple et efficace. Mes cuisses ne frottent pas et c’est agréable à porter. Un bémol quand même, quand tu vas aux toilettes c’est un peu spécial quand même.

Et vous alors? Ça vous tente un pantalon portefeuille?

 

La parentalité positive

Il y a quelques mois, j’ai eu l’énorme chance de profiter d’une formation complète sur la parentalité positive donnée par une consultante en parentalité. Elle s’est étalée sur 3 mois à raison d’un soir par semaine hormis les vacances scolaires.

La parentalité positive ou comment être un parent bienveillant?

La parentalité positive nous apprend à respecter l’enfant tel qu’il est, et aussi, je le crois bien, à guérir l’enfant qui est en nous. En fait, j’ai eu l’impression tout au long de cette formation qu’il faudrait que chaque parent, avant de l’être aurait un travail à faire sur lui. Parce que nous avons les enfants que nous devons avoir, c’est à dire qu’ils appuient là où ça fait mal.

Nous avons eu plusieurs modules et à chaque fois assez longs qui débutaient toujours par une écoute active. Nous étions 4 mamans, et chacune exposait ce qu’il s’était passé dans sa famille par rapport au thème de la séance précédente. il était assez surprenant que ce qu’il se passe chez toi se passe aussi chez les autres… Lors de la première séance, nous avons commencé par faire un jeu de coopération pour faire connaissance, puis à apprendre l’écoute active, ce qui n’est pas simple et pour faire

Les thèmes abordés

  • Le jeu
  • Les besoins physiologiques et psychologiques des enfants
  • La colère et les pleurs, les accompagner
  • Les émotions : les comprendre et les accompagner
  • La pose des limites
  • La non-violence

Ce qui a changé à la maison et par rapport à moi

J’avoue que j’ai l’impression de plus respecter mes enfants, mon conjoint, et surtout moi-même. Entre le burn-out et mes émotions sans cesse chamboulées, les enfants plutôt énergiques, et très différents l’un de l’autre, mon conjoint qui est le pilier de notre jolie famille, rien n’était gagné!

Il m’a fallu surmonter une grande pudeur émotionnelle lors des séances, et je m’autorise à les avoir en présence de mes enfants. J’avoue que le module sur les besoins physiologiques m’ont appris une tonne de chose. Par rapport à mon tout petit normalement. Il a fait « ses nuits » il y a seulement 2 mois (et il va avoir deux ans) par exemple. Ben c’est normal… Il n’y a finalement que dans notre société occidentale que les enfants doivent dormir tout de suite…

Nous avons beaucoup plus de sérénité à la maison, de la confiance dans les capacités des uns et des autres. J’essaie d’écouter mes enfants, et cela s’applique aussi à mon conjoint et notre couple.

Je joue beaucoup plus avec mon grand! J’essaie de lui apprendre que gagner n’est pas important, que le but c’est de rire ensemble. J’ai cru perdre mon fils à la naissance de mon deuxième enfant, j’avais l’impression qu’il me détestait, qu’il pensait être rejeté.

Cécilia (notre formatrice) nous a donné tout un tas de références, de pistes, nous avons créé notre journal émotionnel. il m’aide beaucoup! Et je relis souvent ce que j’y écris pour améliorer mes réactions. Parce que oui, nous sommes des humains nous aussi/

Mais parfois

Alors oui, la parentalité positive, qu’est-ce que c’est génial! Franchement! Néanmoins, qu’est-ce que c’est difficile! Suivant le vécu dans l’enfance, je pense qu’il y a plus ou moins de travail à faire.

Il m’arrive oui, de crier, pousser un hurlement (jamais d’atteinte physique, c’est une règle chez moi), me mettre en colère*. Nous sommes nous aussi débordés parfois par les émotions surtout quand elles ont été refoulées étant enfant parce que nous n’avions pas le droit de les exprimer. Ce chemin est déroutant. Mais les enfants sont tellement surprenants!

*En parlant de colère, en ce moment mon grand est très en colère, et il recommençait à me taper. Du coup, nous avons chacun une bouteille d’eau vide et nous nous défoulons sur le canapé. Ensuite nous allons mieux.

Et vous, qu’en pensez-vous?