Double-fil? Vous parlez d’un concours?

vue du dessous de la réalisation du concours double-fil

Double-fil

Comme chaque année, Thread & Needles nous propose un concours de couture en automne. Une bonne occasion de se remettre en douceur à coudre après la rentrée toujours agitée, avec ses premières gastros, rhumes, bronchites tous droits venus de l’école.Cette année, le thème est Double-Fil. Le titre, quand tu le lis, tu te dis OMG (Oh My God), mais à quelle sauce allons-nous être mangé(e)s?

Le cahier des Charges

Introduction de la rédaction : « Ce que nous entendons par double-fil : fil tissé, tricoté, brodé, plié, feutré, matelassé, noué, crocheté, smocké, déchiré, tressé, teint, feutré … faites subir aux fils de votre ouvrage toutes les techniques imaginables (en tout cas, au moins 2 !) pour créer un vêtement ou une tenue unique ! »

  • Que ce soit un vêtement portable au quotidien
  • Que j’explique le cheminement de pensée qui m’a amenée à créer ce vêtement en particulier.
  • Expérimenter, créer, bref s’éclater.
  • Montrer le fil dans tous ses états.

Du jean, encore et toujours

Vous savez à présent que le jean est ma matière fétiche. Qui plus est, ce que j’adore par dessus tout, c’est le recycler à l’infini. J’aime en faire tout un tas de choses. Donc j’ai récemment demandé à tous ceux que je connais de ne surtout pas les jeter! Malheur à vous!

Eh bien, cette fois-ci encore, j’ai vu dans ce double-fil l’occasion de me lâcher d’essayer plusieurs techniques.

C’est parti!

Destructuration puis restructuration

Vue d'ensemble devant de la réalisation pour le concours double-fil

J’ai utilisé pour créer puis réaliser cette jupe longue pas moins de 4 jeans afin de pouvoir jouer avec l’endroit, le devant et les couleurs de la matière. Tous en tout cas sont légèrement stretch.

J’ai découpé, déchiré, pour faire apparaître la trame des tissus. J’ai gardé un haut intact pour partir sur une bonne base.  Puis, réassemblé les morceaux qu’il me restait pour faire un patchwork. Le morceau obtenu mesurait 1,40 m par 1,20 m avec que des bandes oblique. Je l’ai ensuite plié en triangle, coupé à la base, recoupé les triangles ainsi obtenus, et réassemblés. Quel bazar me direz vous hein? Eh bien oui, à un moment je me suis demandée où est-ce que j’allais avec tout ça. Tout simplement à la mise en forme de ces morceaux : une jupe longue en patchwork de jeans.

Le Mola ou Mor

Vue d'ensemble arrière de la réalisation pour le concours double-fil

Autrement appelé aussi la technique de l’appliqué inversé. Il est extrêmement intéressant afin d’utiliser les chutes de tissus restant d’autres créations.

Je vis souvent dans mon petit monde, peuplé d’êtres imaginaires, de lutins, de plantes en bourgeons qui lorsqu’elles produisent des fleurs donnent au monde leurs graines de bonheur. Un monde tout en arabesques. En ce moment d’ailleurs, ce monde est en train de parvenir à la réalité grâce au dessin notamment. 

Détail du Mola ou Mor utilisé pour le concours double-fil

J’ai réutilisé des poches de jeans pour en faire des sortes de pots d’où tomberaient des gouttes de pluie pour arroser mes fleurs imaginaires.

Le Yarn Couching

Comment décrirais-je cette technique? C’est un type de broderie où l’on utilise du fil plus ou moins épais que l’on brode avec un fil plus fin sur le tissus afin de créer des motifs qui viendront embellir vos créations. Je ne sais pas si je me suis faite comprendre…

Pour cela, j’ai dessiné des plantes tout en rondeurs dont certaines sont en bourgeons, que j’ai rempli au point lancé pour obtenir de jolis dégradés.

Détail du Yarn couching pour le concours double-fil

Pour conclure?

Trois techniques utilisées pour réaliser cette jupe longue

  • Le patchwork
  • Le Mola (ou Mor)
  • Le Yarn Couching
Détail des techniques utilisées pour le concours double-fil

Un vêtement portable au quotidien

Je l’ai en effet déjà lavée, portée, repassée. Et elle est d’un agréable que ce soit avec des talons, des bottes (c’est qu’il commence à faire froid). Je pensais qu’elle serait lourde avec tous ces morceaux de tissus, de fils… Eh bien pas du tout. J’en suis ravie.

Un vêtement entièrement fait de matières recyclées

Oui, je n’ai acheté aucune fourniture pour réaliser ce vêtement. Ce ne sont que des jeans récupérés, du tissu gardé de précédentes réalisations, du fil de mon projet du concours dernier, des fils moulinés que j’ai depuis au moins 10 ans et que j’ai ressortis. Mes aiguilles, ma machine, du temps, et surtout de l’imagination et du plaisir!

Et vous? Ce concours, il vous inspire quoi?

Se laisser aller

Depuis le mois de Juillet, plus une trace de moi, ni chez les copines de couture, ni ailleurs. Non pas que je sois une grande utilisatrice chez Instagram et tout le reste.

Ces grandes vacances ont été pour moi un moment de récupération. Un moment de réapprentissage d’une vie simple étant donné tout ce que j’ai traversé l’année passée. Ça a été aussi l’occasion de la reconnaissance, enfin, de ma maladie professionnelle et l’autorisation de faire un Bilan Individuel de Compétences qui a débuté en tout début Septembre.

Malgré un incident de parcours fin juillet, le virage est amorcé, un début de lumière apparaît. Cela fait du bien.

J’ai beaucoup réfléchi en ce qui concerne ce blog, cet espace que je me réserve. Je ne sais pas trop quoi en faire, je suis toujours en réflexion. J’aime beaucoup parcourir les autres univers qui me paraissent beaucoup plus riches que le mien. Mais n’est-ce pas là l’enjeu de la diversité? C’est à la base un blog de couture, mais cette année je ne suis pas assez forte pour me concentrer autant. Cela ne veut pas dire que je ne fais rien, mais c’est beaucoup plus simple. J’avais pleins d’idées en tête! Un manteau, une robe en jersey, un pantalon. De gros défis que finalement, je n’arriverais pas à me lancer.

Je me fais passer avant tout, ainsi que ma famille et essaie de ne plus me mettre la pression. Je me suis inscrite à la danse contemporaine, un truc que je voulais toujours essayer. Je prends soin de moi. Simplement.

Parlerons-nous quand même couture?

Mais oui les loulous!

Cet été, j’étais invitée à un mariage. Et voici la robe que je me suis cousue :

Une robe colorée :

Une robe dansante :

Une robe sexy :

Là, je me marre

Une robe que je n’ai pas pu porter pour un mariage :

Nous étions en vacances loiiiin

Mais je l’ai quand même portée cet été car je la trouve trop belle…

A bientôt les loulous!

Servanne

Le Pantalon portefeuille

Un pantalon portefeuille?

Un pantalon portefeuille est un pantalon de coupe très large et qui a la particularité de se porter grâce au nouage d’une ceinture arrière et une ceinture avant.

Mais pourquoi?

Depuis mes deux grossesses, j’ai un soucis que connaissent beaucoup de femmes qui me pose un réel problème et surtout des souffrances lorsqu’il fait très chaud comme actuellement. J’ai les cuisses qui se touchent et surtout qui frottent, ce qui cause des brulures. Pas glamour glamour tout ça. Et surtout, pas de jupes, et pas de robes pour moi. Je porte donc des pantalons de type Aladin qui ont l’avantage d’être légers, amples, très confortables. J’en ai trois, il me faut donc tourner, et j’ai l’impression d’être habillée de la même façon tout le temps.

J’ai beaucoup cherché de modèles de jupe culotte, mais sans trouver de quoi me satisfaire. Et ce matin, je tombe Ici.

Le modèle :

Coudre ce pantalon portefeuille est d’une simplicité enfantine! Lors d’un déstockage de wax chez Toto, j’en avais pris 3 coupons. Étant donné que je ne savais pas ce que ça allait donner, j’ai utilisé celui qui m’inspirait le moins. J’ai exactement suivi les instructions de la demoiselle, et franchement en une matinée je l’ai cousu, tranquillement sans prise de tête. (mes têtes blondes sont chez papi et mamie avec leur papa depuis hier soir…).

Le devant :

L’arrière :

Vous ne voyez pas le nœud arrière? Il est caché par le pan qui s’attache devant, je trouve ça très ingénieux, pas vous?

Le coté :

Comme je n’avais que des petits coupons, j’ai rajouté du tissu contrastant pour me couvrir les gambettes. Ben oui, car le pantalon portefeuille est aussi sexy mesdames! Parce qu’avec mon popotin callipyge, c’est qu’il m’en faut du tissu à l’arrière! Hé hé!

Et… Pou pou pidou Pouuuu

Pour conclure :

Ce midi, juste lorsque j’ai terminé de coudre ce pantalon portefeuille, j’entends sonner à la porte. J’ouvre, et mes voisins Georges et Georgette me disent : « allez Servanne, dans 5 minutes on s’en va au restaurant et vous venez avec nous ». Heu, ok. Alors j’ai mis ma nouvelle couture. Georgette qui est couturière aussi, me dit : « Ouah, mais comme vous êtes belle! Belle couture! ». Ben ça m’a fait super plaisir!

De plus, c’est simple et efficace. Mes cuisses ne frottent pas et c’est agréable à porter. Un bémol quand même, quand tu vas aux toilettes c’est un peu spécial quand même.

Et vous alors? Ça vous tente un pantalon portefeuille?

 

Jupe Azara

Azara, me voilà!

La jupe Azara, voilà un modèle que j’ai depuis sa sortie dans mon bac à patrons. régulièrement je le sortais, et feuilletais le livret d’explications en attendant de trouver le tissu adéquat.

Jupe Azara coté

J’ai enfin trouvé un tissu qui me plaisait, un jean léger, légèrement stretch avec des tous petits motifs, de coquillages, d’encres de marine… bref, LE tissu que je recherchait depuis longtemps.

Le patron Azara

J’ai opté pour la version A qui comprenait des boutons. Et surtout, 6 pièces à découper, je l’avoue. Quand tu as deux enfants, dont le deuxième est une tornade qui ne fait toujours pas ses nuits et qui n’a besoin pour récupérer en journée QUE de 1h45 voire 2h, t’es un peu crevée quoi… J’ai donc profité d’une matinée pour décalquer le patron, faire le ménage, vider le lave vaisselle, repasser mon tissu, lancer une machine… Bref. Ensuite, j’ai tout découpé, taille 42 parce que c’est ma taille habituelle et que je ne me pose plus de questions.

Tout a été parfait, franchement. J’ai tout assemblé et cousu en même temps à la surjeteuse. Aucune difficulté, vraiment.

Mais surtout, j’ai fait un test, que je voulais essayer depuis que j’avais vu l’émission de Cousu main qui parlait des bandes de pression qu’ils avaient cousu sur une robe.

Ni une ni deux, j’ai cousu ma bande de pressions! Et c’est TROP LA CLASSE! Bon, pas évident au début pour garder l’ensemble droit. Mais ça le fait.

J’ai rajouté des boutons décoratifs style argenté, et on n’y voit que du feu. J’en suis super satisfaite.

Le p’tit couac made in P’tite Mama?

Alleeeeeeeeeez, pas de couture sans couac !! Bon, j’avoue que celle là ne m’était encore jamais arrivé!

Alors? Est-ce que vous le voyez?

J’ai terminé l’ourlet de la robe avec le petit sur les genoux qui n’arrêtait pas de crier « Gako? Gako? », et qui mettait les doigts sous l’aiguille. Ma cousine n’allait pas tarder à arriver pour que Chotzele et moi puissions aller au restaurant avec ses collègues. Totale panique quoi! Alors? Vous ne voyez toujours pas?

Ben elle est de traviole ma jupe!!! Ah ah ah!! J’ai loupé l’ourlet!!! Ah celle-ci je ne l’avais jamais encore faite! Pour le moment, JAMAIS un perfect en couture, mais ça viendra…

Et aussi : je suis allée au resto avec une jupe de travers… ben voui m’dame, j’assume!

Bilan :

  • La jupe Azara est adaptée à ma morphologie
  • Les découpes sont comme d’habitude parfaites et mettent bien en valeur ce qu’il faut
  • La patte de boutons pression sera réutilisée, ça c’est certain
  • J’ai enlevé 4 bons cm de largeur
  • Bref, je l’adore déjà
  • Ah oui, j’oubliais le plus important : Ne jamais, au grand JAMAIS coudre avec un enfant affamé sur les genoux!

TAG :  La Couture & Moi / Les questions :

 

Pour terminer cet article, j’ai été taguée par lily sews et par Séléné, je réponds donc aux 10 questions posées par cousu by Nath sur le thème « la couture et moi »

As-tu été confronté(e) à des préjugés sur la couture ?

J’avoue que non. Mis à part des trucs du genre : ah c’est bien, je peux te filer mes ourlets à faire? Mes rideaux? Des boutons à recoudre? Non. Le seul préjugé que j’avais eu était celui de mon ex qui m’a dit : « Pff, de la couture? toi? tu n’y arriveras jamais! ». J’avais donc laissé tomber l’idée, et puis mon conjoint actuel m’a dit : ah ouais bonne idée. Et voilà.

Depuis quand couds-tu ?

Je couds depuis septembre 2011. Je n’avais jamais pris de cours de couture. et je me suis lancée comme ça avec la vieille machine Pfaff de ma belle maman qui cousait à l’envers… Donc il fallait que je reste avec le doigt sur le bouton pour faire le point arrière pour qu’elle aille dans le bon sens. Pas évident. Ensuite je me suis acheté une Singer avec 6 points de base. Et j’étais lancée.

Quel a été ton tout premier projet ?

Une gigoteuse pour la naissance de la nièce de mon conjoint. Avec fermeture éclair, doublure et tout ce qui bouge quoi! Quand j’y repense, j’aurais pu choisir plus simple quand même.

Qu’est-ce que tu aimes le plus coudre ?

Heu, vaste question. Je crois que ce sont les jupes que je porte très régulièrement. j’ai enfin trouvé ce qui va à ma morphologie, et depuis j’aime m’en coudre.

Au contraire, crains-tu de coudre certaines choses ?

OH oui!! les fermetures éclair sont mes bêtes noires! Il n’y en a JAMAIS une qui est parfaite! Je redoute aussi les smocks, je m’y suis essayée une fois, ça a été la catastrophe!

Quel est ton pire souvenir depuis que tu as débuté la couture ?

Je réfléchis, je réfléchis. déjà, je crois bien que ce sont toutes les robes que je me suis cousues tirées des livres japonais et qui ne m’allaient pas du tout! C’était horrible. Et en plus, je les mettais pour aller travailler. Il y a eu aussi, ce joli haut que je voulais me faire avec un tissu fluide : de la viscose avec un magnifique imprimé oiseau. Oh là là, le carnage. Il n’a jamais vu le jour. Parce que je ne savais pas qu’il fallait amidonner ce genre de tissu… Comment dire, à la fin, il ne restait que quelques lambeaux de mon superbe tissu, et je n’ai pas mon haut…

T’arrive t-il de faire des erreurs toutes bêtes ? Lesquelles ?

Ah je rigole!! A chaque couture, il m’arrive une chose toute bête que j’ai à présent décidé d’en faire un paragraphe à chaque fois… Genre la pièce à l’envers, la fermeture à l’envers, l’ourlet de travers, bref que des erreurs d’inattention à chaque fois!

Quelle est ta plus grande fierté lorsque tu crées quelque-chose ?

Alors déjà ma plus grande fierté est d’avoir cousu un Meï Taï pour porter mon petit, et qu’à 18 mois je le porte toujours dedans. ensuite, c’est la chemise réalisée pour le dernier concours T&N où j’ai vraiment cogité. Mais ma grande fierté en général est de porter des vêtements cousus et que personne ne le remarque ou qu’on me demande, tu l’as trouvé où? C’est que je me suis bien débrouillé et que j’ai bien fini le travail.

Quels sont tes prochains projets couture ?

Un manteau, ça je rêverais de m’en coudre un, ainsi qu’un pantalon. Sinon, dans des choses un peu plus réalistes, mon prochain projet est une robe Sureau.

Y a t-il du matériel de couture qui te fait rêver ?

Oui, j’aimerais une nouvelle machine à coudre Gritzner tripmatic. J’ai eu l’occasion de la tester, et vraiment, j’ai adoré. Ma Singer est vraiment vraiment de base, je ne peux régler la vitesse de couture, j’aimerais aussi un double entrainement… Bref.

En attendant, je tague quelques blogueuses dont j’aime l’univers. J’espère qu’elles joueront le jeu et inviteront leurs ami(e)s à faire de même : Bobines et petites sapes /Le B.A.BA de Béa / Les créations du Papillon

Allez, à bientôt

Servanne