Mon Marché de Noël

Mon amie Nadège m’envoie un sms en Novembre et me dit : ça ne te dirais pas de faire un marché de Noël avec moi début décembre? Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, j’ai dit oui. Pour la première fois de ma vie, j’ai exposé des créations à un marché de Noël.

Que fabriquer pour un Marché de Noël?

Alors là, j’avoue que la réflexion fut intense… Mon amie me suggérait de ne pas trop faire de décorations de Noël mais plus des petites choses que les gens auraient envie d’offrir.

La première chose que j’ai réalisé fut ceci :

Buche de Noël revisitée et sans calories mesdames

Bon, ça, ça fait très Noël…

Des attrapes-rêves?

Il faut vous dire que je suis fascinée par les attrape-rêves, j’en ai dans chaque pièce pratiquement, je trouve que c’est très esthétique, et puis finalement on peut en faire de toutes les formes, et pas mal de matières… Donc ça pour le coup, ça fait petit cadeau à offrir pour décorer une chambre.

Heureusement que j’ai plein de poutres chez nous pour tout suspendre… 
Comme je le disais, toutes les formes sont imaginables

Des Himmelis?

Issus de l‘art traditionnel finlandais que j’ai découvert en stage d’étude dans un golf, j’aime leur géométrie qui est à la fois simple et graphique. Donc voici la collection « Tutti Frutti ».

Afin de les mettre en valeur, je les ai installé sur une branche de noisetier tortueux. Branche que j’ai insérée dans un trou percé par mes soins dans une buche en hêtre (dur comme bois, perceuse à percussion obligatoire)

Non, finalement, des décorations de Noël

Oui, des décorations de Noël, parce qu’en ce qui me concerne, j’adore pouvoir trouver des décorations uniques, et de valoriser le travail des artisans qui rendent Noël plus magique et poétique.

Des sapins, des étoiles, des petites nounours Bi-goût (car de deux couleurs pour choisir en fonction de son sapin)
Des p’tits lutins
D’autres sapins, cette fois-ci avec des boutons pour symboliser des boules de Noël, des étoiles rouges cette fois-ci et de nouveau des Bi-goûts

Et voici notre stand de Noël

Un stand haut en couleurs non?

Et voilà toute cette aventure a pris fin au terme de deux jours de ventes, et tout ce qui est resté est sur mon sapin et je le trouve trop trop beau.

La petite Fée suspendue n’est pas de moi, mais trouvée au dit marché. Elle est trop mimi!

Et vous, vous avez fait des Marchés de Noël?

Pour conclure, c’était une très belle expérience, et je vous souhaite à tous d’excellentes fêtes de fin d’année!

Le Pantalon portefeuille

Un pantalon portefeuille?

Un pantalon portefeuille est un pantalon de coupe très large et qui a la particularité de se porter grâce au nouage d’une ceinture arrière et une ceinture avant.

Mais pourquoi?

Depuis mes deux grossesses, j’ai un soucis que connaissent beaucoup de femmes qui me pose un réel problème et surtout des souffrances lorsqu’il fait très chaud comme actuellement. J’ai les cuisses qui se touchent et surtout qui frottent, ce qui cause des brulures. Pas glamour glamour tout ça. Et surtout, pas de jupes, et pas de robes pour moi. Je porte donc des pantalons de type Aladin qui ont l’avantage d’être légers, amples, très confortables. J’en ai trois, il me faut donc tourner, et j’ai l’impression d’être habillée de la même façon tout le temps.

J’ai beaucoup cherché de modèles de jupe culotte, mais sans trouver de quoi me satisfaire. Et ce matin, je tombe Ici.

Le modèle :

Coudre ce pantalon portefeuille est d’une simplicité enfantine! Lors d’un déstockage de wax chez Toto, j’en avais pris 3 coupons. Étant donné que je ne savais pas ce que ça allait donner, j’ai utilisé celui qui m’inspirait le moins. J’ai exactement suivi les instructions de la demoiselle, et franchement en une matinée je l’ai cousu, tranquillement sans prise de tête. (mes têtes blondes sont chez papi et mamie avec leur papa depuis hier soir…).

Le devant :

L’arrière :

Vous ne voyez pas le nœud arrière? Il est caché par le pan qui s’attache devant, je trouve ça très ingénieux, pas vous?

Le coté :

Comme je n’avais que des petits coupons, j’ai rajouté du tissu contrastant pour me couvrir les gambettes. Ben oui, car le pantalon portefeuille est aussi sexy mesdames! Parce qu’avec mon popotin callipyge, c’est qu’il m’en faut du tissu à l’arrière! Hé hé!

Et… Pou pou pidou Pouuuu

Pour conclure :

Ce midi, juste lorsque j’ai terminé de coudre ce pantalon portefeuille, j’entends sonner à la porte. J’ouvre, et mes voisins Georges et Georgette me disent : « allez Servanne, dans 5 minutes on s’en va au restaurant et vous venez avec nous ». Heu, ok. Alors j’ai mis ma nouvelle couture. Georgette qui est couturière aussi, me dit : « Ouah, mais comme vous êtes belle! Belle couture! ». Ben ça m’a fait super plaisir!

De plus, c’est simple et efficace. Mes cuisses ne frottent pas et c’est agréable à porter. Un bémol quand même, quand tu vas aux toilettes c’est un peu spécial quand même.

Et vous alors? Ça vous tente un pantalon portefeuille?

 

La parentalité positive

Il y a quelques mois, j’ai eu l’énorme chance de profiter d’une formation complète sur la parentalité positive donnée par une consultante en parentalité. Elle s’est étalée sur 3 mois à raison d’un soir par semaine hormis les vacances scolaires.

La parentalité positive ou comment être un parent bienveillant?

La parentalité positive nous apprend à respecter l’enfant tel qu’il est, et aussi, je le crois bien, à guérir l’enfant qui est en nous. En fait, j’ai eu l’impression tout au long de cette formation qu’il faudrait que chaque parent, avant de l’être aurait un travail à faire sur lui. Parce que nous avons les enfants que nous devons avoir, c’est à dire qu’ils appuient là où ça fait mal.

Nous avons eu plusieurs modules et à chaque fois assez longs qui débutaient toujours par une écoute active. Nous étions 4 mamans, et chacune exposait ce qu’il s’était passé dans sa famille par rapport au thème de la séance précédente. il était assez surprenant que ce qu’il se passe chez toi se passe aussi chez les autres… Lors de la première séance, nous avons commencé par faire un jeu de coopération pour faire connaissance, puis à apprendre l’écoute active, ce qui n’est pas simple et pour faire

Les thèmes abordés

  • Le jeu
  • Les besoins physiologiques et psychologiques des enfants
  • La colère et les pleurs, les accompagner
  • Les émotions : les comprendre et les accompagner
  • La pose des limites
  • La non-violence

Ce qui a changé à la maison et par rapport à moi

J’avoue que j’ai l’impression de plus respecter mes enfants, mon conjoint, et surtout moi-même. Entre le burn-out et mes émotions sans cesse chamboulées, les enfants plutôt énergiques, et très différents l’un de l’autre, mon conjoint qui est le pilier de notre jolie famille, rien n’était gagné!

Il m’a fallu surmonter une grande pudeur émotionnelle lors des séances, et je m’autorise à les avoir en présence de mes enfants. J’avoue que le module sur les besoins physiologiques m’ont appris une tonne de chose. Par rapport à mon tout petit normalement. Il a fait « ses nuits » il y a seulement 2 mois (et il va avoir deux ans) par exemple. Ben c’est normal… Il n’y a finalement que dans notre société occidentale que les enfants doivent dormir tout de suite…

Nous avons beaucoup plus de sérénité à la maison, de la confiance dans les capacités des uns et des autres. J’essaie d’écouter mes enfants, et cela s’applique aussi à mon conjoint et notre couple.

Je joue beaucoup plus avec mon grand! J’essaie de lui apprendre que gagner n’est pas important, que le but c’est de rire ensemble. J’ai cru perdre mon fils à la naissance de mon deuxième enfant, j’avais l’impression qu’il me détestait, qu’il pensait être rejeté.

Cécilia (notre formatrice) nous a donné tout un tas de références, de pistes, nous avons créé notre journal émotionnel. il m’aide beaucoup! Et je relis souvent ce que j’y écris pour améliorer mes réactions. Parce que oui, nous sommes des humains nous aussi/

Mais parfois

Alors oui, la parentalité positive, qu’est-ce que c’est génial! Franchement! Néanmoins, qu’est-ce que c’est difficile! Suivant le vécu dans l’enfance, je pense qu’il y a plus ou moins de travail à faire.

Il m’arrive oui, de crier, pousser un hurlement (jamais d’atteinte physique, c’est une règle chez moi), me mettre en colère*. Nous sommes nous aussi débordés parfois par les émotions surtout quand elles ont été refoulées étant enfant parce que nous n’avions pas le droit de les exprimer. Ce chemin est déroutant. Mais les enfants sont tellement surprenants!

*En parlant de colère, en ce moment mon grand est très en colère, et il recommençait à me taper. Du coup, nous avons chacun une bouteille d’eau vide et nous nous défoulons sur le canapé. Ensuite nous allons mieux.

Et vous, qu’en pensez-vous?