La parentalité positive

Il y a quelques mois, j’ai eu l’énorme chance de profiter d’une formation complète sur la parentalité positive donnée par une consultante en parentalité. Elle s’est étalée sur 3 mois à raison d’un soir par semaine hormis les vacances scolaires.

La parentalité positive ou comment être un parent bienveillant?

La parentalité positive nous apprend à respecter l’enfant tel qu’il est, et aussi, je le crois bien, à guérir l’enfant qui est en nous. En fait, j’ai eu l’impression tout au long de cette formation qu’il faudrait que chaque parent, avant de l’être aurait un travail à faire sur lui. Parce que nous avons les enfants que nous devons avoir, c’est à dire qu’ils appuient là où ça fait mal.

Nous avons eu plusieurs modules et à chaque fois assez longs qui débutaient toujours par une écoute active. Nous étions 4 mamans, et chacune exposait ce qu’il s’était passé dans sa famille par rapport au thème de la séance précédente. il était assez surprenant que ce qu’il se passe chez toi se passe aussi chez les autres… Lors de la première séance, nous avons commencé par faire un jeu de coopération pour faire connaissance, puis à apprendre l’écoute active, ce qui n’est pas simple et pour faire

Les thèmes abordés

  • Le jeu
  • Les besoins physiologiques et psychologiques des enfants
  • La colère et les pleurs, les accompagner
  • Les émotions : les comprendre et les accompagner
  • La pose des limites
  • La non-violence

Ce qui a changé à la maison et par rapport à moi

J’avoue que j’ai l’impression de plus respecter mes enfants, mon conjoint, et surtout moi-même. Entre le burn-out et mes émotions sans cesse chamboulées, les enfants plutôt énergiques, et très différents l’un de l’autre, mon conjoint qui est le pilier de notre jolie famille, rien n’était gagné!

Il m’a fallu surmonter une grande pudeur émotionnelle lors des séances, et je m’autorise à les avoir en présence de mes enfants. J’avoue que le module sur les besoins physiologiques m’ont appris une tonne de chose. Par rapport à mon tout petit normalement. Il a fait « ses nuits » il y a seulement 2 mois (et il va avoir deux ans) par exemple. Ben c’est normal… Il n’y a finalement que dans notre société occidentale que les enfants doivent dormir tout de suite…

Nous avons beaucoup plus de sérénité à la maison, de la confiance dans les capacités des uns et des autres. J’essaie d’écouter mes enfants, et cela s’applique aussi à mon conjoint et notre couple.

Je joue beaucoup plus avec mon grand! J’essaie de lui apprendre que gagner n’est pas important, que le but c’est de rire ensemble. J’ai cru perdre mon fils à la naissance de mon deuxième enfant, j’avais l’impression qu’il me détestait, qu’il pensait être rejeté.

Cécilia (notre formatrice) nous a donné tout un tas de références, de pistes, nous avons créé notre journal émotionnel. il m’aide beaucoup! Et je relis souvent ce que j’y écris pour améliorer mes réactions. Parce que oui, nous sommes des humains nous aussi/

Mais parfois

Alors oui, la parentalité positive, qu’est-ce que c’est génial! Franchement! Néanmoins, qu’est-ce que c’est difficile! Suivant le vécu dans l’enfance, je pense qu’il y a plus ou moins de travail à faire.

Il m’arrive oui, de crier, pousser un hurlement (jamais d’atteinte physique, c’est une règle chez moi), me mettre en colère*. Nous sommes nous aussi débordés parfois par les émotions surtout quand elles ont été refoulées étant enfant parce que nous n’avions pas le droit de les exprimer. Ce chemin est déroutant. Mais les enfants sont tellement surprenants!

*En parlant de colère, en ce moment mon grand est très en colère, et il recommençait à me taper. Du coup, nous avons chacun une bouteille d’eau vide et nous nous défoulons sur le canapé. Ensuite nous allons mieux.

Et vous, qu’en pensez-vous?

Les tricots de l’hiver

Ça y est, il semblerait que le printemps s’installe petit à petit, on range les manteaux, les écharpes, les bonnets, les gants.

Dommage, j’aime bien l’hiver et être emmitouflée dans la laine, la polaire et autres matières chaudes. Regarder le feu qui crépite avec une tasse de thé bien chaud dans les mains. Observer mon tout petit (Ok, 19 mois maintenant) regarder la neige tomber, y faire ses premiers pas dedans, et pleurer parce que ça lui fait peur. Jouer avec le grand à courir dans cette même neige et rire aux éclats lorsque la boule qu’il a confectionné m’atteint enfin.

Le printemps, c’est beau, signe de renaissance. On commence à revoir les gens qui se sont terrés dans leurs antres durant des mois. On peut redescendre dans le jardin. Les cerisiers fleurissent dans toute leur splendeur, les magnolias aussi. Enfin, c’est cool tout ça sauf que tu sais jamais comment t’habiller, et ça, ça me gonfle.

Bref, je ne suis pas là pour parler que de lui, mais pour vous montrer tous les tricots et crochets que j’ai réalisé cet hiver et pour lesquels je n’ai pas fait d’article par fainéantise, je l’avoue!

A bientôt, enfin, j’espère me motiver à prendre des photos de mes réalisations quoi…

Bisettes!

 

 

Jupe Azara

Azara, me voilà!

La jupe Azara, voilà un modèle que j’ai depuis sa sortie dans mon bac à patrons. régulièrement je le sortais, et feuilletais le livret d’explications en attendant de trouver le tissu adéquat.

Jupe Azara coté

J’ai enfin trouvé un tissu qui me plaisait, un jean léger, légèrement stretch avec des tous petits motifs, de coquillages, d’encres de marine… bref, LE tissu que je recherchait depuis longtemps.

Le patron Azara

J’ai opté pour la version A qui comprenait des boutons. Et surtout, 6 pièces à découper, je l’avoue. Quand tu as deux enfants, dont le deuxième est une tornade qui ne fait toujours pas ses nuits et qui n’a besoin pour récupérer en journée QUE de 1h45 voire 2h, t’es un peu crevée quoi… J’ai donc profité d’une matinée pour décalquer le patron, faire le ménage, vider le lave vaisselle, repasser mon tissu, lancer une machine… Bref. Ensuite, j’ai tout découpé, taille 42 parce que c’est ma taille habituelle et que je ne me pose plus de questions.

Tout a été parfait, franchement. J’ai tout assemblé et cousu en même temps à la surjeteuse. Aucune difficulté, vraiment.

Mais surtout, j’ai fait un test, que je voulais essayer depuis que j’avais vu l’émission de Cousu main qui parlait des bandes de pression qu’ils avaient cousu sur une robe.

Ni une ni deux, j’ai cousu ma bande de pressions! Et c’est TROP LA CLASSE! Bon, pas évident au début pour garder l’ensemble droit. Mais ça le fait.

J’ai rajouté des boutons décoratifs style argenté, et on n’y voit que du feu. J’en suis super satisfaite.

Le p’tit couac made in P’tite Mama?

Alleeeeeeeeeez, pas de couture sans couac !! Bon, j’avoue que celle là ne m’était encore jamais arrivé!

Alors? Est-ce que vous le voyez?

J’ai terminé l’ourlet de la robe avec le petit sur les genoux qui n’arrêtait pas de crier « Gako? Gako? », et qui mettait les doigts sous l’aiguille. Ma cousine n’allait pas tarder à arriver pour que Chotzele et moi puissions aller au restaurant avec ses collègues. Totale panique quoi! Alors? Vous ne voyez toujours pas?

Ben elle est de traviole ma jupe!!! Ah ah ah!! J’ai loupé l’ourlet!!! Ah celle-ci je ne l’avais jamais encore faite! Pour le moment, JAMAIS un perfect en couture, mais ça viendra…

Et aussi : je suis allée au resto avec une jupe de travers… ben voui m’dame, j’assume!

Bilan :

  • La jupe Azara est adaptée à ma morphologie
  • Les découpes sont comme d’habitude parfaites et mettent bien en valeur ce qu’il faut
  • La patte de boutons pression sera réutilisée, ça c’est certain
  • J’ai enlevé 4 bons cm de largeur
  • Bref, je l’adore déjà
  • Ah oui, j’oubliais le plus important : Ne jamais, au grand JAMAIS coudre avec un enfant affamé sur les genoux!

TAG :  La Couture & Moi / Les questions :

 

Pour terminer cet article, j’ai été taguée par lily sews et par Séléné, je réponds donc aux 10 questions posées par cousu by Nath sur le thème « la couture et moi »

As-tu été confronté(e) à des préjugés sur la couture ?

J’avoue que non. Mis à part des trucs du genre : ah c’est bien, je peux te filer mes ourlets à faire? Mes rideaux? Des boutons à recoudre? Non. Le seul préjugé que j’avais eu était celui de mon ex qui m’a dit : « Pff, de la couture? toi? tu n’y arriveras jamais! ». J’avais donc laissé tomber l’idée, et puis mon conjoint actuel m’a dit : ah ouais bonne idée. Et voilà.

Depuis quand couds-tu ?

Je couds depuis septembre 2011. Je n’avais jamais pris de cours de couture. et je me suis lancée comme ça avec la vieille machine Pfaff de ma belle maman qui cousait à l’envers… Donc il fallait que je reste avec le doigt sur le bouton pour faire le point arrière pour qu’elle aille dans le bon sens. Pas évident. Ensuite je me suis acheté une Singer avec 6 points de base. Et j’étais lancée.

Quel a été ton tout premier projet ?

Une gigoteuse pour la naissance de la nièce de mon conjoint. Avec fermeture éclair, doublure et tout ce qui bouge quoi! Quand j’y repense, j’aurais pu choisir plus simple quand même.

Qu’est-ce que tu aimes le plus coudre ?

Heu, vaste question. Je crois que ce sont les jupes que je porte très régulièrement. j’ai enfin trouvé ce qui va à ma morphologie, et depuis j’aime m’en coudre.

Au contraire, crains-tu de coudre certaines choses ?

OH oui!! les fermetures éclair sont mes bêtes noires! Il n’y en a JAMAIS une qui est parfaite! Je redoute aussi les smocks, je m’y suis essayée une fois, ça a été la catastrophe!

Quel est ton pire souvenir depuis que tu as débuté la couture ?

Je réfléchis, je réfléchis. déjà, je crois bien que ce sont toutes les robes que je me suis cousues tirées des livres japonais et qui ne m’allaient pas du tout! C’était horrible. Et en plus, je les mettais pour aller travailler. Il y a eu aussi, ce joli haut que je voulais me faire avec un tissu fluide : de la viscose avec un magnifique imprimé oiseau. Oh là là, le carnage. Il n’a jamais vu le jour. Parce que je ne savais pas qu’il fallait amidonner ce genre de tissu… Comment dire, à la fin, il ne restait que quelques lambeaux de mon superbe tissu, et je n’ai pas mon haut…

T’arrive t-il de faire des erreurs toutes bêtes ? Lesquelles ?

Ah je rigole!! A chaque couture, il m’arrive une chose toute bête que j’ai à présent décidé d’en faire un paragraphe à chaque fois… Genre la pièce à l’envers, la fermeture à l’envers, l’ourlet de travers, bref que des erreurs d’inattention à chaque fois!

Quelle est ta plus grande fierté lorsque tu crées quelque-chose ?

Alors déjà ma plus grande fierté est d’avoir cousu un Meï Taï pour porter mon petit, et qu’à 18 mois je le porte toujours dedans. ensuite, c’est la chemise réalisée pour le dernier concours T&N où j’ai vraiment cogité. Mais ma grande fierté en général est de porter des vêtements cousus et que personne ne le remarque ou qu’on me demande, tu l’as trouvé où? C’est que je me suis bien débrouillé et que j’ai bien fini le travail.

Quels sont tes prochains projets couture ?

Un manteau, ça je rêverais de m’en coudre un, ainsi qu’un pantalon. Sinon, dans des choses un peu plus réalistes, mon prochain projet est une robe Sureau.

Y a t-il du matériel de couture qui te fait rêver ?

Oui, j’aimerais une nouvelle machine à coudre Gritzner tripmatic. J’ai eu l’occasion de la tester, et vraiment, j’ai adoré. Ma Singer est vraiment vraiment de base, je ne peux régler la vitesse de couture, j’aimerais aussi un double entrainement… Bref.

En attendant, je tague quelques blogueuses dont j’aime l’univers. J’espère qu’elles joueront le jeu et inviteront leurs ami(e)s à faire de même : Bobines et petites sapes /Le B.A.BA de Béa / Les créations du Papillon

Allez, à bientôt

Servanne

Le tapis au crochet, mini tuto

Ahhh, un tapis au crochet… Vous vous souvenez? En Juillet, j’avais participé à un défi lancé par les Chouette Kit visant à apprendre en quatre semaines le crochet.

Après ça, j’ai crocheté des snoods, bonnets, corbeilles. Et surtout, je me suis lancé un autre défi, quelque chose dont je rêvais depuis belle lurette, à savoir réaliser un tapis au crochet de mes propres mains. Oui, un truc de longue haleine quand même.

Le cahier des charges :

Je voudrais un tapis qui soit :

  1. Rond
  2. Coloré
  3. Qui tienne bien face aux aléas de la vie car il ira dans la chambre de Bébé
  4. Grand (et là, je me dis : mais dans quoi tu te lances?)
  5. Avec de jolis motifs (ben oui, autant me lancer dans un véritable challenge non?)
  6. ne pas oublier que tu as un chat qui adoooooore les tapis.

Un tapis au crochet, c’est bien, mais comment?

J’ai pas mal réfléchi à la manière de procéder, fait de recherches sur internet, vu des tapis tressés, des tapis crochetés avec du trapilho, de la grosse laine. Je vois plein de choses en fait, mais pas ce que j’ai dans ma tête… J’ai en tête les motifs des Incas, ceux qu’on voit du ciel. Mais en même temps, je me rappelle que je ne sais crocheter que depuis peu. Un p’tit crobar?

J’ai envie de quelque chose qui irradie, de soleil, de rayonnement, mais en même temps de recentrage.

Étape 1 :

Tout d’abord, trouver le fil. Je ne voulais pas crocheter en lui même un gros fil pour ne pas avoir quelque chose de trop épais qui pourrait me faire chuter tellement je suis maladroite. Je suis donc allée au Temple de la laine vers chez moi : la Grange à Laine.

J’y ai trouvé un fil Katia X- treme qui se tricote avec des aiguilles 20, ainsi qu’un fil de coton satiné de couleur changeante. J’ai pris le fil de coton et je l’ai crocheté autour du plus gros en maille serrée tout en réalisant des augmentations au fur et à mesure.

Étape 2 :

J’ai ensuite enroulé le gros fil autour du cercle que j’avais crocheté (je me suis installée sur la grande table du salon), puis je l’ai fixé avec du scotch léger qui s’enlève facilement. J’ai alors pu dessiner mes premiers motifs en maille chaînette. Ça a été fastidieux pour la simple raison qu’il me fallait maintenir le gros fil bien en place. Une fois les dessins exécutés j’ai réaliser un autre cercle de plusieurs rangs en maille serrée. Le tout sans oublier d’augmenter régulièrement.

Étape 3 :

Dernières étapes et pas las plus simples, j’ai enroulé à nouveau le gros fil autour du précédent cercle crocheté. Et là, j’ai réalisé des coutures intérieures qui partent du centre du tapis jusqu’à l’extérieur. Il y en a 18. Puis à nouveau j’ai crocheté les motifs en maille chaînette. De nouveau installée sur ma table. Mais c’était rigolo car le tapis était plus grand que le diamètre de celle-ci alors fallait bien maintenir à chaque fois.

Étape 4 :

J’ai terminé par une rangée de mailles serrées, puis j’ai thermocollé le tout sur l’envers, avec un thermocollant très épais qui fera aussi office d’anti-dérapant.

J’ai adoré la réaction de mon fils lorsqu’il l’a vu dans sa chambre le soir en rentrant  : Wouahuuuuuu! Et ils s’est allongé dessus et l’a caressé longuement.

Réaliser ce tapis au crochet s’est révélé être pour moi de la méditation. j’y ai pris un réel plaisir. Je suis très fière de moi, d’être allée au bout des choses. Cela m’aura pris 19h30. Mais voilà, je l’ai fait. J’allais oublier, il mesure 1,10m de diamètre.

A très bientôt.

S.